Vivons Heureux Numéro 1, — Clip 027
En fait quand vous me montrez ça c’est que vous voyez pas ce qui va pas. Vous me montrez un produit individuellement et vous me dites « Est-ce que ce produit ça va ? »
2+ occurrences OR 1.5+ per 100 tokens of negation patterns (ne…pas, ne…plus, ne…jamais, standalone pas). Good for practicing French negation.
En fait quand vous me montrez ça c’est que vous voyez pas ce qui va pas. Vous me montrez un produit individuellement et vous me dites « Est-ce que ce produit ça va ? »
Donc il y en a pas un qui est mieux ou moins bien. Chaque matière a ses travers et vraiment sauf quelques trucs un peu marginaux genre le lin fait en France, bio Fran —, oui c’est pas mal on a du mal à lui fin c’est pas une matière énormément utilisé quoi.
Alors que le polyester, le gros problème c’est que c’est un dérivé du pétrole. Donc c’est que ça consomme effectivement du pétrole, ça nous rend beaucoup dépendants de la pétrochimie et qu’ensuite c’est pas biodégradable. Donc ça laisse une pollution dans la nature. Mais donc c’est pas du tout les mêmes choses qu’on regarde quand…
Je voudrais qu’elle m’explique ce à quoi je dois faire attention sur les étiquettes si je veux essayer d’acheter des vêtements qui n’abîment pas l’environnement.
Je mets mes jeans dans un sac plastique et je les amène à Julia Faure. Elle a une formation d’ingénieure et à même pas trente ans, elle a créé une marque de vêtements durables qui s’appelle « Loom ».
C’est pas c’est pas anodin si vous pensez ça. Qui a essayé de vous faire croire que le coton c’est pire que le polyester ?
J’ouvre mon placard et je compte. Neuf jeans, douze pulls, quatre jupes, onze chemises, et je parle même pas des robes et des petits hauts. Ça dégueule de partout.
On peut pas continuer à accroître la production de tout en l’occurrence à des produits de mode et d’habillement dans un monde où les ressources sont finies.
Parce que je ne vis pas dans un caisson, je sais que tout ça c’est pas terrible. J’en ai entendu parler de ce qu’on appelle la « fast-fashion ». « C’est de la mode rapide littéralement. » La sociologue Majdouline Sbai a grandi à Roubaix au pays de la redoute et des anciennes filatures. Elle…
Alors aujourd’hui, après presque quarante-cinq ans, quand même, j’essaye de faire des efforts. Mais cette éternelle obsession du style, toutes ces angoisses de « fashion victim », franchement, c’est pas si facile de s’en libérer et de pas les refiler à mes deux filles de huit et dix ans.