La Nouvelle Capitale égyptienne Prend Forme Dans Le Désert — Clip 015
À cela, le gouvernement répond que tous les fonds proviennent d’investisseurs privés.
À cela, le gouvernement répond que tous les fonds proviennent d’investisseurs privés.
L’ensemble du projet est estimé à plus de vingt milliards de dollars américains. L’Égypte est un pays endetté. Notre dette à l’étranger s’élève à plus de cent milliards de dollars. Dans ces conditions, décider de construire une nouvelle capitale qui exige quand même des dépenses énormes, donc je pense qu’il faut être prudent.
Pour relier la nouvelle ville au Caire, on a déjà construit une autoroute à douze voies d’une soixantaine de kilomètres. Un train électrique et un monorail sont aussi au programme.
Il me paraît que les projets de la construction d’une nouvelle capitale ne résoudront pas les problèmes de surpopulation au cœur. Mais le gouvernement prendra le décès. Il s’attendra à la réduction des salaires. Mais le gouvernement prétend que la classe moyenne égyptienne pourra s’offrir une place dans ce nouveau paradis.
Ces projets, il y a des appartements qui coûtent cher et puis il n’y a pas vraiment de postes d’emploi pour des gens au-delà. Le prix moyen d’un appartement de la nouvelle capitale sera d’environ cent mille dollars. C’est une somme considérable dans un pays où le taux de pauvreté atteint les trente pour cent.
Les critiques sont nombreuses dans le pays. Ce professeur émérite déplore que le gouvernement égyptien n’ait consulté ni les experts, ni la population avant d’agir.
En plus des ministères, des centres de commerce et d’affaires, des mosquées, la nouvelle capitale offrira un million d’unités de logement pouvant accueillir jusqu’à six millions de personnes. Ça, c’est le projet. Dans les faits, peu de résidents de la capitale actuelle auront les moyens de venir vivre ici.
Ce soir-là, mille deux cents personnes ont répondu à l’invitation d’un promoteur d’un projet immobilier de luxe incluant plus de mille sept cents appartements et un centre commercial. Il y a beaucoup de points d’attraction, comme le nouveau aéroport, le siège gouvernemental, le palais présidentiel, le parc d’exposition et l’université.
On a prévu aménager une quarantaine de centres commerciaux, des parcs, des espaces verts à perte de vue et surtout d’immenses quartiers résidentiels équipés de technologies de pointe. De quoi attirer tout le gratin immobilier d’Égypte et de la péninsule arabique.
Une trentaine de ces immenses building vont fabriquer différents ministères et cinquante mille fonctionnaires. Mais le siège du gouvernement ne sera qu’une petite partie de la future capitale qui, pour l’instant, n’a pas encore de nom.