Transfert s01e22, — Clip 024
Il y a des hommes pour qui ça s’est euh passé normalement, avec qui je suis restée en bons termes, et il y en a, notamment le dernier, ça a été un petit peu plus difficile.
2+ occurrences OR 1+ per 100 tokens of passé composé (avoir/être + past participle). Ideal for students learning compound past tense.
Il y a des hommes pour qui ça s’est euh passé normalement, avec qui je suis restée en bons termes, et il y en a, notamment le dernier, ça a été un petit peu plus difficile.
Peut-être parce que l’histoire de mes parents était tellement belle, je me sentais pas, euh, je ne pensais pas que j’allais pouvoir la renouveler, mais je ne me suis jamais vue mariée avec des enfants, je ne me suis jamais vue dans ce schéma traditionnel, ça n’existait pas pour moi, c’était pas possible.
Plus tard, je me suis dit, peut-être que j’aimerais avoir un enfant, mais je le ferais pour moi toute seule, parce que je ne me voyais pas rester avec le même homme jusqu’à la fin de mes jours. C’était pas possible.
Mais jusqu’à ce que j’apprenne la vérité, je ne me suis jamais dit « Ah, peut-être que c’est peut-être que c’est dans ma famille, peut-être que c’est quelque… » Jamais !
Aujourd’hui dans Transfert, quelqu’un à qui il a manqué, pendant la moitié de sa vie, un bout de son propre récit. C’est quelqu’un qui s’appelle Gwen, que j’aime infiniment, qui est ma cousine, et qui m’a raconté son histoire.
Mon papa avait 9 ans plus que ma mère, un homme euh barbu et les seuls hommes qui m’intéressaient c’était des hommes barbus bien évidemment, beaucoup plus vieux que moi bien évidemment bien évidemment, mariés le plus souvent et euh c’était parfait parce que comme ça (bes je n’avais) je n’avais pas besoin de m’engager.
Je me suis toujours dit que j’étais, que je fonctionnais pas comme les autres, que j’arrivais pas à toucher une part de mes émotions que les autres arrivaient à toucher.
On les investit, ils nous ressemblent et nous permettent de nous ressembler. Mais les récits qui nous manquent sont aussi parfois les nôtres, un point de vie qui a été tué comme une béance et dont le secret nous a entravés.
Sur scène, Sciamma a dit « Je crois que les récits qui nous parlent et qui nous touchent individuellement, c’est aussi les récits qui nous manquent collectivement. »
C’est un film d’animation de Claude Barras qu’elle a adapté d’un livre de Gilles Paris et ça raconte l’histoire d’un petit garçon qui débarque dans un orphelinat et retrouve un foyer auprès des enfants malmenés et meurtris.