Transfert s01e22, — Clip 052
Et euh une fois, on est à table, déjeuner, juste tous les trois, et on parle de maman qui faisait quelques cachotteries.
4+ occurrences OR 3+ per 100 tokens of que/qui relative pronouns (NOT in questions). Clips rich in relative clauses for practicing subordinate clause structures.
Et euh une fois, on est à table, déjeuner, juste tous les trois, et on parle de maman qui faisait quelques cachotteries.
Je prends quatre mois, je prends mon sac à dos et je me fais euh l’Everest Base Camp. Donc je fais quatre mois à marcher pendant huit dix heures par jour, toute seule, sans guide, sans Sherpa, avec ma carte, euh mon sac à dos et euh et mon cœur qui souffre.
Et euh bon on passait nos journées à s’occuper de lui. Et l’un des derniers souvenirs que j’ai, c’est il avait son arbre dans le jardin, son palmier, il avait sa chaise longue, et j’étais en train de lui couper les euh les ongles de pieds pour le faire beau.
Euh il a un problème de euh l’estomac, de de … Bon, d’accord. Et donc, on s’organise un petit euh un petit dîner ensemble, et mon père, qui est toujours très … euh qui est jovial et qui est de bonne humeur …
Donc, je suis à à la Voix du Nord, le journal à Lille, et je fais des interviews, euh des audits annuels euh de journalistes. Et je suis dans le bureau qui m’est affectée, et je reçois un coup de fil de ma mère, qui (ne sais’p) jamais ne m’a appelée sur mon lieu de…
Euh. Ça a été le le le cheminement de mon de de mon cœur. Je me disais, tiens, c’est chouette, mes parents, euh visiblement, c’est c’est c’est un grand amour qu’ils vivent. Euh. Eh ben, je connaîtrai jamais ça. C’est pas grave.
Aujourd’hui dans Transfert, quelqu’un à qui il a manqué, pendant la moitié de sa vie, un bout de son propre récit. C’est quelqu’un qui s’appelle Gwen, que j’aime infiniment, qui est ma cousine, et qui m’a raconté son histoire.
Je me suis toujours dit que j’étais, que je fonctionnais pas comme les autres, que j’arrivais pas à toucher une part de mes émotions que les autres arrivaient à toucher.
On les investit, ils nous ressemblent et nous permettent de nous ressembler. Mais les récits qui nous manquent sont aussi parfois les nôtres, un point de vie qui a été tué comme une béance et dont le secret nous a entravés.
Je crois qu’on avait besoin, a-t-elle dit, d’un récit qui nous ressemble, c’est-à-dire un récit du côté des sensibles, des fragiles, un récit du côté des amitiés solidaires, des humiliés, les vrais.